Fantasy & Fantastique

09 mars 2010

SANG d'IRAH par Mythologica.fr

SANG d'IRAH par Mythologica.fr :  ICI

en copié-collé :

Préquelle à la Chroniques Insulaire, Sang d’Irah avait sa propre légende avant même sa sortie, puisque sa naissance est le fruit de la surprise de Claire Panier-Alix lorsqu’elle apprit que Duncan d’Irah, « l’archétype du chevalier arthurien qui meurt au début de l’histoire », est le personnage préféré de ses lecteurs. Une belle légende et le respect des désirs du lecteur suffisent-ils à faire un bon roman ? C’est ce que nous allons tenter de savoir tout de suite…

Nous parlions récemment des auteurs francophones, et bien, pour moi, Claire Panier-Alix est presque l’archétype de l’auteure française car son écriture possède quasiment toutes les particularités propres à la littérature de notre pays : la présence des ellipses inconnues aux anglo-saxons, les descriptions, la plongée dans la vaste palette des sentiments humains, et quelques mots qui fleurent bon le Moyen Âge savamment disséminés au fil du récit.
Sang d’Irah est centré autour du personnage de Duncan, dont la personnalité transpire tout au long de l’histoire. L’auteure dédie son roman aux peintres préraphaélites, et ce n’est pas peu dire qu’ils l’ont inspirée puisque l’ensemble du récit est une vaste succession de tableaux fabuleusement dépeints, ponctués ici et là de scènes fortes et marquantes qui font qu’ « imaginer » (on parle au sens premier : mettre en images) Sang d’Irah est un réel plaisir. Un réel plaisir toutefois entaché par un défaut récurrent aux romanciers de fantasy français, presque « le défaut des qualités », pourrait on dire : l’action manque et les batailles n’ont pas ce souffle épique qui imprègne pourtant tout le reste du récit si l’on s’y laisse emporter, dommage car n’eurent été ces longueurs, Sang d’Irah est un pur roman dans la tradition chevaleresque médiévale, qui se lit facilement grâce à un vocabulaire accessible à tous, et où les moments de bravoure, qui savent se faire attendre, sont des plus plaisants. Les liens qui unissent Duncan à Maryanor ne sont pas sans rappeler d’autres célèbres couples médiévaux, comme Tristan et Iseult. Ainsi, je ne doute pas que ceux qui ne pourront pas accrocher à l’histoire et à ses personnages très profonds mais néanmoins classiques de la fantasy risqueront de s’ennuyer.
J’avais été un peu rebutée par le résumé du roman qui nous dépeint sobrement trois pays et une province, laissant présager un scénario fort simple. Et bien, les intrigues politiques sont parfaitement menées malgré un tout petit royaume et un faible nombre d’intrigants, entre prises de pouvoir, reconquêtes et une étonnante intervention extérieure qui amène bien des questions, malgré un scénario finalement classique, le roman est conçu de telle façon que l’on a presque l’impression de connaître intimement chacun des personnages, avec ses qualités et ses défauts, et que l’on se prend à aimer les plus méprisables d’entre eux, comme la reine Maryanor. En effet, il n’y a pas dans Sang d’Irah de gentils ni de méchants (si l’on excepte le culte du Jade), et tous les personnages sont en demi-teinte, chacun avec sa part d’ombre et de lumière, tout comme, finalement, ces tableaux dont je parlais tout à l’heure. La scène finale du roman est également très touchante, et rappelle immanquablement celle du Seigneur des anneaux.
Sang d’Irah est un roman qui saura aisément séduire les amoureux de grandes fresques amoureuses médiévales sur fond de manipulations politiques et de grandes batailles, mais qui rebutera sans doutes ceux qui recherchent de l’action à l’anglo-saxonne tambour battant.
Tsaag Valren
Sang d'Irah
Claire Panier-Alix
Editions le Pré aux clercs
19€

08 mars 2010

SANG d'IRAH, par l'Autre Monde (90.9 FM)

c'est ici
(Soyez les bienvenus sur le site internet de L’Autre Monde.
L’autre Monde est une émission de radio diffusée sur les ondes du 90.90 Fm en Indre et Loire le jeudi de 21h30 à minuit et en direct sur internet :
http://www.radio-portugal.net/nous_ecouter.htm.
Nous vous proposons chaque semaine des nouveautés underground musicales, mais également des coups de cœur plus anciens, des chroniques littéraires et cinématographiques.
Pour vous faire une petite idée de la chose, allez faire un tour du côté de la section playlist.

Notre but est de promouvoir les artistes de la scène Métal et Gothique quel que soit leur art de prédilection : musique, littérature, films, peinture ...

Vous retrouverez dans ce site l’esprit de l’émission, avec les news , l’agenda des concerts, les playlists, nos chroniques des cds reçus, les sorties de films, dvd, romans, les interviews réalisées soit à l’antenne en direct soit par mail sur le site, sans oublier nos liens et nos contacts.)

roman broché/492p.
Date de parution : 11 janvier 2010
ISBN : 978-2-84228-383-4

J’attendais beaucoup de ce roman de fantasy de Claire Panier Alix. Je n’ai pas été déçu.
Cette auteure française spécialiste de Tolkien et du mythe arthurien vous propose un roman singulier et passionnant. Elle a su utiliser les codes du genre sans tomber dans le cliché, bien au contraire, elle les reprend pour les détourner et vous surprendre.
Le Sang d’Irah est un roman de Fantasy qui va vous faire découvrir toute la vie d’une ile-continent oubliée : Nopalep’am Brode. Cette ile est divisée en 4 royaumes. Au nord les Trolls-lycanthropes de Kurstanie, au Sud le désert d’Orkaz dominé par un Homme-Dieu, à l’est le Royaume Nicée qui ne cesse de guerroyer et à l’ouest le royaume forestier d’Irah. Alors que Ducan d’Irah est le promis de Maryanor, héritère de Nicée, depuis leur plus jeune age, et que tous deux s’aiment, les impératifs politiques et militaires vont bouleverser leur destin et par là même l’avenir de Nopalep’am. Sous l’influence de ses prêtres, Maryanor va décider de s’unir de force à Sail, souverain et Homme-Dieu d’Orkaz et temporairement allié avec les abominables et brutaux Trolls. Mais la cérémonie de soumission de Sail ne va pas se dérouler comme prévu. Alors qu’il devait être asservi à la volonté de Maryanor, celui-ci va pouvoir échanger ses émotions avec elle. Cela ne va pas manquer de troubler Maryanor qui était si pleine de certitude. Mais c’est surtout l’arrivée de Nicolas de Talmont qui va provoquer un véritable cataclysme sur Nopalep’am Brode.
Vous allez suivre la vie des différents souverains de ces 4 royaumes sur plusieurs décennies. Vous entendrez leurs sentiments les plus intimes et aurez le cœur brisé en même temps qu’eux. Vous comprendrez pourquoi la raison doit parfois l’emporter sur les sentiments. Et dans le même temps vous vous révolterez face à ces choix absurdes. Votre colère montera à son paroxysme lorsque les trahisons ne pourront être déjouées. Et vous aurez du mal à quitter ces personnages tous aussi charismatiques les uns que les autres lorsqu’il sera temps de tourner la dernière page.
Le fait de suivre sur de nombreuses années les moments les plus intenses de la vie de tous ces personnages et la qualité d’écriture de Claire Panier Alix, vous donne l’impression d’avoir assisté à tous ces événements et de relire vos propres mémoires. Vous aurez la sensation d’être dans les chambres où les décisions douloureuses sont prises, de vous trouver l’arme à la main lors des affrontements… La dizaine de protagonistes est extrêmement charismatique. Ils ont beau vivre sur une île qui nous est totalement inconnue, vous auriez très certainement réagis comme eux. Ce qui les rend très proches de vous. Et les accompagner en connaissant tant de parties de leurs vies en fait de véritables compagnons de route.
Cette magie est tellement rare en littérature qu’il est impensable que vous passiez à côté de ce roman.
Claire Panier Alix signe, avec Sang d’Irah, une œuvre inoubliable.

25 avril 2009

Avis de lecteur : les Songes de Tulà

Avis d'un lecteur de retour du festival de Bagneux (mars 2009) :

"Echange vraiment passionnant avec l’auteur Claire PANIER-ALIX autour de son roman Les songes de Tulà (collection Royaumes Perdus) basé sur la confrontation entre les dieux Quetzalcoatl et Tezcatlipoca ainsi que leur incarnation dans le monde des humains. Roman qu’elle a écrit au Mexique et il se passe un phénomène magique à la lecture, ce livre devient une machine à remonter le temps et un outil pour permettre de découvrir les différents angles d’une grande civilisation disparue. Je ferai une chronique consacrée à cet ouvrage très prochainement."

eh bien, j'attends la fiche de lecture !

15 décembre 2008

Les songes de Tulà sur Psychovision.com

ici

Claire Panier-Alix est pour moi l’une des grandes voix de la fantasy française et je considère son cycle des Chroniques Insulaires comme une lecture quasi obligatoire pour toute personne s’intéressant à ce genre littéraire.
Aujourd’hui l’auteure nous revient (enfin !!) avec un nouveau roman qui, au premier abord quant on connaît son œuvre, peut sembler relever du pari insurmontable. Un roman court, destiné à la jeunesse, un background peu exploité en général et pas forcement très connu, des thématiques propres à l’auteure, c'est-à-dire des hommes contre des dieux, la quête de liberté et de vérité, autant de thèmes que l’on retrouve dans les Chroniques Insulaires. Et pourtant le roman est une vraie réussite !

J’avoue avoir commencé la lecture avec beaucoup d’a priori et y être même allé un peu à reculons. Si le nom de Claire Panier-Alix n’avait pas été apposé sur la première de couverture, je crois que je ne me serais pas intéressé à l’œuvre et qu’évidement je serai passé à côté de quelque chose. Les préjugés ont les dents dures. Pourquoi cette hésitation ? Car il s’agit d’un roman jeunesse et que dans mon esprit ce genre de roman ressemble un peu trop souvent à Harry Potter et que je ne suis habituellement pas très friand de ce genre de littérature. Mais voilà, c’était sans compter sur le talent de Claire Panier-Alix car Les songes de Tulà sont passionnants !

Tout d’abord, comme je le disais précédemment, le livre se déroule dans une ambiance historique que l’on n’a pas l’habitude de voir : le nouveau Mexique à l’époque des Mayas. Voilà de quoi, je crois, attiser la curiosité ! Surtout que l’auteure a peaufiné jusqu’à l’extrême son travail de recherche et clairement on est immergé tout du long dans cette époque, on évite les clichés et l’on apprend beaucoup de choses sur ces civilisations fascinantes. On vit avec eux, on travaille avec eux et tout du long des 190 pages qui composent le roman on est complètement pénétré par ces tribus aujourd’hui disparues, ou tout est travaillé dans le moindre détail, de la nourriture jusqu’aux parures qui sont là devant nous, comme un film haut en couleur et en cinémascope. Rien que pour ça, le livre mérite qu’on s’y intéresse car c’est vraiment fascinant ! Claire Panier-Alix n’a pas décidé de jouer la carte de la facilité, ni du déjà vu mais plutôt celle de l’originalité.

Alors certes me direz-vous, on a là un roman où les assises culturelles sont très fortes mais qu’en est il de l’histoire ? Et bien second tour de force de Claire Panier-Alix, puisque malgré le fait que l’on soit dans un court roman, et pour la jeunesse qui plus est, elle arrive ici à utiliser des thématiques loin d’être simples, des thématiques proches des Chroniques Insulaires, à savoir les rapports qu’entretiennent les hommes et les dieux, le tout au sein d’une histoire fascinante et riche en action et rebondissements…

Depuis toujours la cité de Tulà à consacré ses rites sanglants au Dieu Tezcatlipoca. Aujourd’hui le roi décide de mettre fin au sanguinaire culte et de consacrer la cité au Dieu Quetzalcóatl. Mais voilà, les dieux eux-mêmes en on décidé autrement, qui sont les hommes pour se croire libre de choisir ? Nah est un jeune enfant, fils d’un tailleur de pierre, un indien Yaqui c'est-à-dire un indien considéré comme inférieur par les Mayas. Nah aime la princesse Itzil, jeune enfant du même âge que lui et quand les dieux décident de se battre pour gagner le contrôle de Tulà, Nah vole au secours de sa bien aimé et pourrait bien sauver la cité et même le monde…
Le jeune Yaqui va alors s’élever et entamer une aventure qui l’emmènera jusqu’à l’autre monde, là où les dieux vivent et là où personne n’a jamais pénétré. Une quête initiatique, une aventure qui ne lui épargnera rien et qui ne nous épargnera pas non plus, des passages sanglants, une jeune fille abusée par un dieu, le peyotl et autres expériences étranges. On est dans un roman pour la jeunesse et pourtant…

Les dieux se jouent des hommes et la liberté est un combat, l’amour aussi. Nah va s’élever de sa condition de « simple » Yaqui, de simple fils d’ouvrier et il va affronter seul les dieux et la mort… Alors bien sûr Les songes de Tulà reste un roman jeunesse et le style de l’histoire est direct mais pourtant Claire panier-Alix ne joue pas la carte de la censure et elle ne nous épargne pas. Une histoire riche et très intéressante, fouillée comme je l’ai dit précédemment, la découverte d’un autre monde et d’une autre fantasy. Le tout se lit très vite et c’est un vrai voyage entre aventure, réflexion et dépaysement. Les songes de Tulà nous portent ailleurs, ailleurs dans le temps et ailleurs en matière de fantasy. On est loin du background médiéval par exemple et c’est toute une nouvelle mythologie qui s’ouvre à nous.
Claire Panier-Alix a du talent et elle le prouve une fois de plus !!

15 juillet 2008

Critque : Les songes de Tulà (Khimaira n°15)

Une interview et une critique des Songes de Tulà dans le numéro d'été de la revue Khimaira (n°15 juil-sept.08)

Extrait de la critique (je vous fais grâce du résumé du livre) :

"Essai transformé pour Claire Panier-Alix qui publie là son premier roman jeunesse. Ecrit d'une plume vive et avec une grande intelligence, Les songes de Tulà développe une approche intéressante sur le rapport de l'homme au divin. Appuyée sur une solide documentation, l'auteur fait revivre avec talent une civilisation disparue et méconnue du grand public, ce dont on ne peut que se féliciter. Plus particulièrement adapté au lectorat adolescent, le roman n'en reste pas moins attractif et apporte une nouvelle pierre à la brillante collection Royaumes Perdus qui donnera, à n'en pas douter, le goût de la lecture et de l'imaginaire à plus d'un jeune lecteur (et d'une jeune lectrice ça va de soi). Comme les autres volumes de la collection, Les songes de Tulà est à mettre d'urgence entre toutes les mains !" (J-E. Piette)

23 avril 2008

Critique "les songes de Tulà"


Une première critique sur le site www.choisirunlivre.com

Sujet :
Le roi Topiltzin a décidé de renoncer aux sacrifices humains, ce qui n'est pas du goût des prêtres qui, voyant arriver le moment tant redouté du Katun (moment où les dieux basculent un monde dans le néant pour en bâtir un nouveau), exigent des morts. La conspiration enfle, les rivalités apparaissent au grand jour. Bien malgré elle, la princesse Itzil, à laquelle est attaché Nah, un Indien yaqui, sera entraînée dans ces terribles querelles.
Commentaire :
Dès les premières lignes, ce roman, écrit par une médiéviste spécialiste des symboles, entraîne le lecteur au Xème siècle, au sein d’une tribu maya : les Toltèques qui développèrent une brillante civilisation. L’intrigue est rondement menée : la quête qu’entreprend le narrateur – jeune héros à la fois réfléchi et téméraire - est parsemée de rebondissements et de doutes successifs : les dieux pouvant prendre possession des âmes ou des corps et se jouer des mortels. Les personnages sont bien campés : vils ou attachants, ils suscitent un intérêt certain. Le rythme narratif est alerte ; l’écriture simple. Ce livre jeunesse est bien adapté à une première approche du fantastique historique, même s’il demande parfois au lecteur des efforts pour se plonger dans cette civilisation lointaine aux coutumes très complexes, qui peuvent nous apparaître violentes. Un glossaire, en fin de recueil, apporte quelques informations utiles pour mieux cerner la période traitée.
299 pages - 13 x 20 cm - ISBN 13 : 9782740423868 - Avril 2008 - 9 €

ROMAN FANTASTIQUE


COP

05 septembre 2007

Critique "LA CLEF DES MONDES"

Il y a peu, une chronique postée ici même, encensait Claire Panier Alix et son Echiquier d'Einar. Et franchement, il y a de quoi !!!Pour ma part, je considère cette auteure comme l’une des plus grande écrivaine de fantasy francophone. Elle insuffle dans son récit tout ce qui fait les grands mythes, tous ce qui fait le panache des grandes épopées. Et bien, ce n’est pas avec ce second tome des chroniques insulaires, La clef des mondes, que l’on va déchanter. Il y avait dans l’échiquier D’Einar, effectivement du Homère, du Anne Mac Caffrey et même du Moorcock. Et bien ici, il en est de même, mais en mieux encore ! Il y a du Shakespeare chez Claire Panier-Alix, un goût prononcer pour le tragique, les manipulations, il y a une imagination débordante qui en vient à créer un monde étrange, que dis-je des mondes étranges, qui se croisent, s’entrechoquent, s’aiment, se haïssent dépendent des uns, sans connaîtrent les autres etc… Bref, La clef des mondes, c’est le souffle des grandes épopées, c’est un chef d’œuvre !!
Le monde des dieux est maintenant bien distinct de celui des hommes, la scission c’est opérée et le dieux Einar qui jouait et rêvait au dépend des humains se trouve interdit de rêves. Mais voilà, son scribe Jehor en a décidé autrement…Il pénètre le sanctuaire ou se trouve le livre, ou dort Rana Ur et il réveille les mondes, recréer la jonction. Pour cela il se sert d’Heydrick lui insufflant de nouveaux souvenirs, le réveillant à une nouvelle vie. Mais en faisant cela c’est aussi autre chose que le jeune imprudent réveille.
Les dragons et leurs chevaliers le sentent, les mondes se rejoignent et avec eux, autre chose de maléfique, de dangereux…
L’aventure est lancée. Ne vous laisser pas avoir par les premières pages, laissez vous porter même si le début peut vous paraître un peu long, car après c’est fabuleux : dragon, complot, amour, trahison, mystique et encore tout un tas d'autres choses fabuleuses. C’est cela Claire Panier-Alix, c’est tellement vaste comme histoire et comme univers que ça en devient « irrésumable ».
Alors oui, l’histoire comme ça peut paraître complexe et je ne vais pas vous mentir, ce n’est pas Harry Potter ! Mais c’est tout a fait accessible, La clef des mondes est à la fois une œuvre populaire et intelligente, à la structure complexe, du fait de la complexité de l’univers même de Claire Panier-Alix, mais c’est aussi et surtout une œuvre magistrale. Elle vous amènera à réfléchir tout en suivant des aventures passionnantes.
Chaque élément est subtilement mis en place, comme un puzzle fabuleux et gigantesque. C’est à se demander comment l’auteure a fait, ou elle est allez chercher tout ça.
Un personnage traverse cette œuvre. C’est Heydrick qui va partir en quête de la clef des mondes pour tenter de rétablir la paix et l’unité. Comparaié aux autres personnages des chroniques insulaires, je dirais que sa personnalité est moins complexe. Mais il est cependant révélateur d’idées fortes. Le pauvre, imaginé cet homme, qui ne demandait rien à personne et qui va connaître une destinée héroïque malgré lui, rencontrer les dieux et les dragons, pénétrer des contrées qu’il ne soupçonnait même pas, devoir affronter des esprits et même parfois se sentir perdu. En faîtes avec ce personnage, Claire Panier-Alix pose la question de la liberté. Si au début Heydrick est emprisonné, il brise ces chaînes, mais va-t-il être libre pour autant ? Qu’est ce qu’être libre ? D’autant plus quand les dieux et les forces du chaos entre en scène ! Le destin existe-t-il ? La liberté est elle possible ? A vous de lire ce roman et de me dire…
Dans les pages de La clef des mondes, il y aussi « quelque chose » de mystique, de magique. Ici n’est pas mort ce qui a jamais dort, dans la plaine des dragons, on peut encore voire les vieux héros, les grands chevaliers, on peut leur parler. C’est comme une transe, comme une forme de chamanisme et c’est tout simplement, fabuleusement bien mis en scène par l’auteur puisque l’on pénètre l’intérieur des dragons, dans leur plaine intérieur. On souffre avec les personnages, on vit avec les personnages et enfin de compte lire ce livre c’est savoir qu’il ne nous quittera plus !
La clef des mondes est remplit de lutte et de combats mais ils ne se passent pas tous à coup d’épées ou de haches, il faut aussi contrôlé une certaine magie et même en contrôlant cette magie, même en trouvant la clef des mondes, doit on l’utiliser, est on réellement libre encore une fois ? L’histoire que nous raconte Claire Panier Alix est une vraie quête intérieur, une recherche de soit qui passe nécessairement par des aventures nombreuses et multiples, le tout, soutenus par une plume fabuleuse, tantôt poétique, tantôt dure, mais qui sait toujours se montrer plus qu’efficace et décrire avec brio les situations et les décors. L’auteure est vraiment habitée par son monde et par ses personnages.
Alors qu’est ce que Jehor a libéré en regroupant les mondes dieux et des Hommes ? Qu’elles créatures démoniaques vont se mettrent en barrières de sa route ? Qu’est ce que les dieux dragons vont faire d’Heydrick ? Seront-ils cléments avec lui ou subira t’il le même sort qu’Akhéris et Duncan d’Irah ?
Vous le saurez en lisant ce roman, que dis-je ce chef d’œuvre, bien plus sombre encore que le premier tome, voire pessimiste mais c’est aussi un monde qui n’a pas de frontière ou les âmes voyages et peuvent changer de corps et de monde. C’est un roman fort, c’est repousser son imagination encore plus loin pour le plus grands des plaisirs. A bientôt pour le tome 3, encore plus époustouflant et surprenant!

10/10

Mes pensées à Rémy « Cortman » fan de CPA devant l’éternel avec qui on va créer le « Einar’s Fan Club » (Dépêche toi de finir le tome 3 l’ami, tu vas être surpris !).

12 mai 2007

Sang d'Irah : blog "Plumes Sauvages"

Encore un roman rapporté de ma virée parisienne qui m'a rendue insomniaque. Pourtant, peu après son achat, on a essayé de me faire peur en me disant que plusieurs personnes n'étaient pas parvenues à lire cette auteur. C'est là qu'on se rend qu'on que d'une personne à une autre, l'approche d'un ouvrage peut vraiment varier à 180 °.
Car j'ai adoré le style, tout simplement !

"Sang d'Irah" est une superbe fresque, très prenante, avec des personnes aux destinées et aux caractères impressionnants, finements retranscrits. Pas de bons ou de méchants ici, rien de manichéens et c'est bien ce qui me plait. Même dans leurs pires actes, les personnages ont leurs raisons d'agir, tour à tour émouvants, pathétiques, convaincants, passionnés, autant de destins qui se percutent pour le meilleur et le pire, plongeant parfois les êtres qui leurs sont le plus chers au bord de la folie ou de la mort. Sans même parler des véritables chocs culturels, par exemple lors de l'apparition de Nicolas, puis de son retour avec des idées 'modernes' qui ne peuvent trouver échos à Nopalep, île hors de l'espace et du temps qui n'a pas évolué depuis des siècles. C'est bien ce que nous décrit l'auteur, une île continent qui sort de son inertie, ce qui entraîne la chûte prévisible de civilisations entières. Elle a superbement rendu, à mon avis, la mélancolie de ces personnages qui prennent conscience qu'avec leur fin c'est un mode entier de croyances et de coutumes qui périclyte.

Et au milieu il reste Duncan, droit et entier, homme d'un autre âge qui pousse l'admiration même chez ses ennemis.

J'ai eu une chance énorme, pouvoir parler de ce livre avec son auteur après l'avoir lu, sur le forum Littérature Fantastique. D'ailleurs, je ne me suis pas cassée la tête, cet article est ni plus ni moins mon ressenti "à chaud" de ce que j'y avais décrit (je suis une feignasse, je vous l'ai déjà dit !).

J'avais donc ajouté une note pour l'auteur sur le forum, dans laquelle j'avouais que je ne savais que répondre à la question posée en dédicace sur le roman lors du salon du livre de Paris... La question était tout simplement de savoir quel serait mon personnage préféré... et si je me retrouverais dans la reine Maryanor.
J'avoue que le personnage de Sail est particulièrement "grand", se dépassant et se consumant par amour des siens, mais tous sont si bien cernés que j'ai éprouvé un réel plaisir à les suivre, même lorsque leurs décisions étaient réellement contestables. Tous ont leurs forces et leurs faiblesses, ce qui les rend à la fois attachants et répugnants. Une belle galerie de personnages !

Je découvre cette auteur donc je ne m'avancerai pas sur ses autres romans. Ca m'a quand même fait une drôle d'impression d'arriver à la fin et de découvrir qu'une suite est prévue, car c'est déjà un roman très dense (je ne suis pas amateur de multilogies). Ce qui est très agréable c'est que l'auteur ne coupe pas la lecture, du genre "à suivre" en plein milieu d'une action. Elle a traité son livre comme un one-shot, ce qui est très respectueux des lecteurs, tout en mettant en place la génération suivante, donc évidemment, pour ceux qui ont aimé, ça met l'eau à la bouche...

Bon, j'ai beaucoup causé là, mais j'imagine Sieglind ou Adu me tomber dessus en me disant "c'est bien mais... ça parle de quoi ?"

Au tout départ, le Prince chevalier Duncan d'Irah rend visite à sa très jeune fiancée la reine Maryanor (alliance politique décidée quand elle était au berceau, mais qui à la grande surprise de tout le monde s'est changée en une véritable passion, arrête de glousser Sieglind, oui on se doute que ce n'est pas une visite de courtoisie).
Le Prince est dans une position délicate car ce mariage peut permettre au royaume de sa douce d'absorber le sien, il a donc déjà pris ses précautions de ce côté. Du coup il sait que cette alliance n'est plus aussi avantageuse aux yeux des dirigeants du royaume de Nicée.
Il a cependant confiance en se rendant auprès de sa dulcinée à sa demande. Mais il déchante car elle a quelque chose de terrible à lui apprendre (de préférence en public devant l'ensemble des pontes du royaume, merci l'humiliation). Car la Reine est aussi la grande prêtresse de Soral, dont le culte règne sur le royaume de Nicée, et le Kassapu (prêtre) de ce culte est parvenu à la convaincre qu'elle devait annuler ses fiançailles pour réaliser le Grand Partage avec le roi Sail, véritable homme-Dieu d'Orkaz, contrée désertique du sud qui s'est allié aux Trolls Lycanthropes du nord dans l'espoir de pouvoir récupérer eaux et terres arables. Le Grand Partage est une cérémonie qui a permis aux Reines, sur des générations, de plier à leur volonté des hommes pour absorber leur peuple et leurs terres en évitant les conflits armés. Mais cette pratique n'a plus eu lieu depuis très longtemps car elle est assez "politiquement incorrecte" (lisez le livre pour avoir les détails !).
Cette décision va avoir des conséquences terribles. Duncan, décidé à rester fidèle à son lien de vassalité, va lui-même livrer le roi Sail à Maryanor, mais cette dernière va suivre son idée et réaliser le Grand Partage malgré tout. Ce que Duncan ne voit pas, c'est que la jeune Reine vit en réalité dans la peur, qu'elle est beaucoup plus solitaire et fragile qu'il n'y parait. Ce qu'elle va faire et subir au cour de la cérémonie et dans les mois qui vont la suivre sera lourd de conséquences...
Ceci n'est que le tout début du roman et je n'en dirai pas plus !

La superbe couverture est signée Luis Royo, elle est à tomber, n'est-ce pas ? Il y a des auteurs qui ont de la chance !

c'est sur http://www.plumes-sauvages.net/article-10354469-6.html#anchorComment (cliquez sur le titre...)

05 mai 2007

INTERVIEW : Phenix Mag 14


Phénix Mag n°14 est maintenant en ligne avec ma dernière interview en date.

Avec des entretiens de :
Lucie Chenu
Nicolas Cluzeau
Mélanie Fazi
Alexander Irvine
Serge Lehman
Philip Le Roy
Alexis Lorens
Emmanuelle Maïa
Claire Panier-Alix
Virginia Schilli
Erik Wietzel

téléchargeable sur :


http://www.phenixweb.net/Numero-14

21 avril 2007

SANG D'IRAH : Roanne (psychovision.com 21/04/2007)


message lu ce matin sur le forum psychovision.com (lien en cliquant sur le titre ci-dessus), signé Roanne

"Je l'ai terminé cette nuit (3h30 du matin, de mieux en mieux, c'est quoi ces écrivains qui rendent leurs lecteurs insomniaques, non mais je vous jure ?).
C'est une superbe fresque, très prenante, avec des personnes aux destinées et aux caractères impressionnants, finements retranscrits. Pas de bons ou de méchants ici, rien de manichéens, et c'est bien ce qui me plait. Même dans leurs pires actes, le persos ont leurs raisons d'agir, tout à tout émouvants, pathétiques, convainquants, passionnés, autant de destins qui se percutent pour le meilleur et le pire, plongeant parfois les êtres qui leurs sont le plus chers au bord de la folie ou de la mort. Sans même parler des véritables chocs culturels, par exemple lors de l'apparition de Nicolas, puis de son retour avec des idées 'modernes' qui ne peuvent trouver échos à Nopalep, qui n'a pas évolué depuis des siècles. C'est bien ce que nous décrit l'auteur, une île continent qui sort de son inertie, ce qui entraîne la chûte prévisibles de civilisations entières ou de mode de fonctionnement. Elle a superbement rendu, à mon avis, la mélancolie de ces personnages qui prennent conscience qu'avec leur fin c'est un mode entier de croyances et de coutumes qui périclyte.
Et au milieu il reste Duncan, droit et entier, homme d'un autre âge qui pousse l'admiration même chez ses ennemis.
Note pour l'auteur : je ne sais que répondre à la question que tu m'as posée en dédicace sur le roman lors du salon du livre de Paris... J'avoue que le personnage de Sail est particulièrement "grand", se dépassant et se consumant par amour des siens, mais tous sont si bien cernés et 'disséqués' que j'ai éprouvé un réel plaisir à les suivre, même lorsque leurs décisions étaient réellement contestables. Tous ont leurs forces et leurs faiblesses, ce qui les rend à la fois attachants et répugnants. Une belle galerie de personnages !"


et un autre sur le forum raxxon

09 avril 2007

News diverses

Marc Bailly m'a interviewée au salon du livre de Paris pour la revue Phénix, à paraître...

Le conservateur du fond français de la bibliothèque nationale va ouvrir un fond à mon nom où figureront mes manuscrits, carnets, annotations, cartes, pour sang d'Irah et la chronique insulaire. Je vais lui envoyer tout cela prochainement, avec, pour l'Echiquier d'Einär et Sang d'Irah, les versions intègrales (tous les passages qui ont été coupés, dont les fameuses 60 pages manquantes de Sang d'Irah).

J'ai participé à une table ronde qui était rectangulaire, ce dimanche 8 avril 2007 à Mons (Belgique), avec Stan Nichols, sur l'influence de Tolkien sur la fantasy moderne. Débat fort intéressant...

COMPTE-RENDU FESTIVALS

(photo (c) Mélanie Fazi)

Il est des périodes où rien ne va, où l'on a du chagrin, où la météo est devenue folle, où les collègues de travail méritent plus de baffes que les élèves, où l'on est triste, où l'on resterait bien sous sa couette, et où l'on ne pense qu'à dormir, ne plus se réveiller...

Heureusement, j'ai un atout de taille, une sorte de joker qui sauve à tous les coups :

non, ce n'est pas l'écriture... Elle, c'est ma soeur de déprime, ma soupape, ma squizo perfide.

non, c'est mieux que ça : les amis.

Et des amis, j'en ai beaucoup. Des vieux amis, qui savent vous porter et vous dérider en toutes circonstances. De ces vieux frangins de longue date, ceux qui partagent, qui savent, qui ont aussi leurs galères, mais à qui on n'a pas besoin d'en parler, parce qu'on se comprend, et qu'on sait que ce qui compte, quand on est ensemble, c'est de refaire le monde, de faire des pieds-de-nez au monde et aux cons qui le peuplent, c'est de délirer, de savoir reconnaître dans les bizarreries qui nous entourent ces petits riens qui vont vous stimuler, vous faire rire, vous faire réfléchir, vous donner des idées saugrenues...

Ces 4 dernières semaines, bien que j'aie dû annuler deux séances de dédicace parce que j'étais trop mal, j'ai participé à 3 salons.

MOURMELON (Dampierre en Champagne), qui m'a permis de rencontrer des auteurs jeunesse, de retrouver le dynamique et achtement sympathique Philippe Halvick (l'un des rares qui soit capable de prendre une photo de moi où j'ai une figure humaine, celle qui illustre ce blog), et de papoter avec de nouveaux lecteurs, et leurs parents (je salue ici la maman de Quentin, qui se reconnaîtra si elle repasse sur ce blog, et que j'embrasse fort. M'ame, vous ne vous en rendez pas compte, mais votre enthousiasme et votre gentillesse, c'est quelque chose ! j'espère que le concert des Naheulbeuk, samedi soir, vous aura plu, vous que j'ai retrouvée à Mons 3 semaines plus tard !)

LE SALON DU LIVRE DE PARIS : incontournable rendez-vous annuel qui me permet de retrouver ma deuxième famille, les Nesti.

et ce weekend, TROLLS & LEGENDES, à Mons (Belgique) : comment décrire le plaisir de retrouver la chaleureuse amitié de Philippe Ward, écrivain et grand manitou des éditions Rivière Blanche; celle de Sylvie Miller (voir photo), qui repértorie avec la rigueur qui la caractèrise les cyclotronnesques dérives de notre triste monde. Ces deux-là vont sortir prochainement un recueil de nouvelles écrites à 4 mains, j'aurai l'occasion d'en recauser. Qui d'autre ? Jérôme "Globullllle" Lamarque (un L ? deux L ? rien que pour le faire râler je ne trancherai pas), calme réfléchi et grand ami qui tempère tout et sait si bien relire mes premiers jets... Laurent Whale (bon lui, c'est un gredin, et en plus il écrit de la SF. Mais j'ai le droit d'aimer les gredins aussi), Mélanie Fazi (heureusement pour les autres, elle écrit peu, parce qu'elle écrit si bien, ses textes sont si forts et denses, que la concurrence en deviendrait insupportable :-)) et l'inénarrable Hystrion, Christophe Besly, dont les avis sont la plupart du temps plus que justes. Et comment évoquer tout le monde ? Michel Borderie, Alain le Bussy, Denis Labbé...

lors de ces festivals, les batteries se rechargent. On n'y va pas pour vendre des bouquins. On y va pour retrouver les potes, je viens de le dire, mais surtout pour rencontrer les lecteurs. C'est réconfortant, rassurant, régénérant. Indescriptible. Bien sûr, il y a la satisfaction de faire découvrir à des inconnus, dans l'espoir qu'ils aimeront et voudront bien lire la suite. Mais avant tout, il y a les retrouvailles. Ces lecteurs qui font le déplacement pour vous seriner : "alors, quand sortira le dernier tome ?", pour vous expliquer qu'ils ont été touchés par votre travail, ou pour se jeter sur les tomes qu'ils n'ont pas réussi à dégotter en librairie (putain de diffuseur !). Ceux qui passent juste pour vous saluer, avec un petit "celui-là, j'ai beaucoup aimé" et qui n'en disent pas plus, aussi intimidés que vous.

et puis il y a des rencontres, émouvantes, avec des "pointures", et cette réalité qui se confirme à chaque fois : ce weekend, j'ai rencontré Alan Lee et Stan Nichols, immenses, humbles, adorables... alors que je connais tant et tant de soi-disant auteurs (un volume publié chez Tartempion, peu ou pas du tout distribué, et qu se donnent de l'existence sur les forums ou autres blogs) qui se la racontent, et qui sont odieux de bêtise, de prétention et de mythomanie.

Ah...

Il est des périodes où rien ne va, où l'on a du chagrin, où la météo est devenue folle, et dans ces périodes-là, ça fait du bien de sortir de chez soi, de chausser ses bottes d'auteur en vadrouille, de partir à l'assaut des festivals bruyants, surpeuplés, où vous avez soit trop chaud, soit trop froid, où on vous donne de la bière quand vous rêvez d'un café, où vous ruminez que vous préféreriez être dans votre lit, alors qu'au fond, il n'y a rien de meilleur que ces dédicaces, ces délires, ces discussions, ces embrassades, ces clins d'oeil, ces ragots, ces échanges pleins de chaleur.

Merci à tous

et un spécial merci à Valérie Frances et à son équipe : ce festival Trolls et Légendes 2007 fut une réussite de plus, et j'en garderai un souvenir vivifiant.

05 avril 2007

lu sur le forum du fanzine RAXXON



lu sur le forum RAXXON : http://www.raxxon.com/Forum/viewtopic.php?p=52665&sid=6e5ff8073b22943838184796772d1124

Henry Jones,Jr. a écrit:
est-ce que les auteurs français péchent au niveau du worldbuilding ?

Je réponds tout simplement NON.
Claire Panier Alix est le parfait contre-exemple : dans La Chronique Insulaire, sa trilogie, elle a fait plus que de simplment créer un univers, elle a construit de toute pièce un MULTIvers, et de plus gigogne ( les s'emboîtent les uns dans les autres )...
Pour résumer TRES grossièrement, je dirais que Claire Panier Alix est la Tolkien française. Mais ça reste très superflu.
Tolkien a créé de toute pièce un univers de fantaisie, et en a rédigé l'histoire complète à travers le Simarillion, Les Contes et légendes inachevés, etc...

C.P.A. a elle aussi conçue de toute pièce, mais ce qui est d'autant plus intêressant, c'est que ce n'est pas un univers, mais un multivers. Et qui plus est gigogne ( je l'ai déjà dit dans le message précédent ).
Son Multivers gigogne, donc, est bien plus que deux ou trois mondes ( elle en exploite même quatre, me semble-t-il ), mais elle dit elle-même que cela ne s'arrête pas ici.
L'elfe Jehor ( le spécialiste en la matière dans son oeuvre ), explique le fonctionnement de la Clé des Mondes ( livre 2 ) : il existe une infinité de mondes différents ou semblables, baignant tous dans le même océan ( définissant par là l'unicité de la vie et des lois physiques ). Mais en parallèle à cela, le propriétaire de la Clé des Mondes, lorsqu'il utilise celle-ci, peut inventé au gré de son esprit, de ses humeurs et de son subconscient/incoscient, d'autres mondes encore plus extravagants.
En plus de cette clé, le livre intitulé la Chronique écrit par le dieu-rêveur ( il rêve le futur du monde, et le retranscrit dans son livre ) possède également ce pouvoir de création de mondes, mais le livre possède étrangement sa volonté propre.
Au final, l'infinité de la création de C.P.A. est d'autant plus immense, que l'esprit créateur est imaginatif. Elle même laisse libre cours à une éventuelle suite qui ne sera pas écrite de sa main, mais imaginée par les nombreux lecteurs.

Je pense que par là, C.P.A. se démarque de tous les autres auteurs pour se placer au même niveau que Tolkien ou d'autres encore : créatrice parmi les créateurs...

05 mars 2007

SANG D'IRAH : ESAU CAIRN

L’accroche du roman est très intrigante, malgré un scénario on ne peut plus classique pour planter le décor. En effet si l’auteur se soumet à l’exercice imposé du cadre géographique, beaucoup de recul est pris avec les contraintes du genre. S’il faut bien imaginer des îles exotiques, situons les à l’est, appelons-les « Iles Levantines », mais laissons-les donc dériver à leur guise. Des contraintes certes, mais sans non plus limiter notre plaisir. La pirouette est plaisante et laisse augurer de bons moments.
Autant pour le lieu, présentons les protagonistes. Avec une belle mise en scène, qui ne verse pas dans l’épique, mais plutôt dans la tension sauvage et barbare. Une tension qui atteint des sommets, notamment à la fin du second chapitre, bien servie par un souffle aride et une écriture sèche qui étreint le lecteur. Celui-ci attend l’arrivée du héros avec impatience - l’apparition d’un Francis Xavier Gordon ou d’un certain Cimmérien ne surprendrait pas tant l’atmosphère est proche des meilleurs textes Howardiens. Le lecteur est prévenu ; âme sensible passe ton chemin, Claire Panier Alix a d’autres Trolls à démembrer, l’influence est revendiquée. Et pourtant …
Arrive donc le héros : Duncan d’Irah. De noble lignée ce Duncan ! Il tire son essence d’un rien d’Aragorn (c’est un sacré compliment, vous ne trouvez pas ?), d’un héritier caché d’Arthur Pendragon, avec un soupçon de caractère indomptable qui pointe sous l’armure, et son destin est forgé par les plus funestes prédictions contre les royaumes civilisés. Notons que la notion de civilisation est ici ambiguë et l’ombre de Xuthal plane, pardon, je m’égare au pied d’un Colosse Noir, sous les portes de la Citadelle Ecarlate, Thugra Khotan m’a ensorcelé, et Khosatral, le Diable d’Airain, me poursuit. Ducan donc, dont le destin, car les Dieux de Jade lui ont accordé la malédiction de vivre dans une époque de fureur, commence où s’arrête parfois celui des héros d’autres sagas. C’est en roi et non en simple mercenaire qu’il doit combattre la menace surgie du fonds des âges archaïques de Trolls lycanthropes monstrueux, tout en déjouant les sombres complots du clergé omnipotent de Nicée. Ne soulevons pas trop le voile du mystère, passons donc sous silence le charismatique Sail, l’Homme-Dieu. « Et l’homme créa un roi » aurait-on pu graver sur son monument funéraire.
Claire Panier-Alix prend un malin plaisir, et nous une délectation immense, à nous surprendre sans cesse, brouillant les pistes et semant son intrigue de rebondissements à contre-pied des standards, nous captivant toujours plus, nous transportant au plus profond d’un récit envoûtant aux péripéties inattendues et pleinement assumées, avec une vigueur et une fougue qui nous tient haletant d’un chapitre à l’autre. Le récit tout en fureur épique est ponctué par de belles envolées lyriques, rares, mais qui s’apprécient d’autant plus. Qu’il me suffise d’ajouter que cette fresque enthousiasmante recèle quelques pépites ciselées dans l’action la plus pure et les cœurs hardis prendront d’assaut les étals des libraires.
Ce roman s’apprivoise peu à peu, révélant paradoxalement assez pudiquement qu’il est beaucoup plus complexe qu’initialement supposé. Les influences multiples décelées dans les premières (centaines de) pages sont surmontées pour produire une tonalité atypique, farouche et impérieuse. Le roman trouve naturellement un second souffle dans une peinture humaine que les auteurs classiques les plus exigeants n’eussent pas reniée. Nul doute que la voix de Claire Panier-Alix ne puisse résonner à l’unisson de ses consoeurs, tant son écriture et son art du récit sont mâles, et sa connaissance des tréfonds de l’âme, intime Les promesses contenues dans ce roman sont fort alléchantes, et si la personnalité de l’auteur est déjà très affirmée, je pense pourtant que nous sommes néanmoins loin d’avoir tout lu.
Un regret, un seul : ne pas avoir lu ce roman plus tôt.

lu sur http://www.triliock.com/forum/viewtopic.php?p=11886#11886

07 février 2007

GEANTE ROUGE 6



À PARAÎTRE le nouveau numéro de la revue Géante Rouge pour lequel la rédaction m'a demandé de commenter les nouvelles au sommaire.
Un entretien de votre servante, un article sur Sang d'Irah et un extrait de Sang d'Irah 2 sont également au programme.

Si un numéro de GEANTE ROUGE vous intéresse : c'est très simple. Il vous suffit d'envoyer des timbres du pays où vous résidez pour l'équivalent de 3 euros ou un peu plus (en France : 6 timbres courants). Ou encore de vous abonner (12 euros, port compris pour 4 numéros), par chèque ou virement

Géante rouge
34 rue Jean Jaurès
59135 - Bellaing
http://page-sf.monsite.wanadoo.fr/page1.html

21 décembre 2006

CRITIQUE : "L'échiquier d'Einar", par Psychovision.com

BON, BEN AVEC DES CRITIQUES COMME CELLE-CI, ON A LES CHEVILLES QUI ENFLENT PENDANT 5MN, PUIS UNE GROSSE BOULE DANS LA GORGE... ON SE TOURNE VERS LE MANUSCRIT EN COURS, ET ON SE DIT : POURVU QUE JE SOIS A LA HAUTEUR !

Il y a chez Claire Panier-Alix un peu de Homère, un peu de Tolkien, un peu de McCaffrey, mais il y a surtout beaucoup de talent, énormément de talent ! Peut-on résumer en quelques phrases l’Odyssée, en quelques mots Le seigneur des Anneaux et en si peu de temps le cycle de Pern ? Je pense, pour ma part, que c’est impossible, d’abord parce que cela ne rendrait pas hommage à ces auteurs et surtout parce que cela serait un pari bien trop difficile à tenir. Et comme, de plus, je ne suis pas vraiment joueur même si j’ai pris plus de plaisir en une semaine de partie d’Echec en tête à tête avec le dieu Einar que ce que je pourrais en avoir avec n’importe quel autre jeu, je ne me lancerais jamais dans cette aventure condamnée à l’échec.
Me voilà donc face à un problème. J’ai finis la lecture de ces nombreuses pages en l’espace d’une semaine et lorsque je me remémore toutes les contrées traversées, toutes les créatures affrontées, tous les sorts évités, j’ai l’impression que j’ai dans la tête plusieurs tomes. C’est vous dire la densité de cette œuvre.
Il me faut donc en bon chroniqueur vous donner envie de lire ce livre que j’ai adoré, vous donner envie de plonger à votre tour dans ces aventures fabuleuses et de découvrir un style grandiose.
Je pourrais commencer ainsi : Claire Panier-Alix est à mon sens, peut-être, l’auteur de fantasy de langue francophone la plus talentueuse que je connaisse. Cela suffirait-il à vous rendre compte de l’ampleur de son travail, de la force de son style tantôt poétique, tantôt au contraire très concret quand elle vous plonge au cœur des batailles et des mythes ? Non, certainement pas.
Alors tentons de synthétiser cette somme, ce chef-d’œuvre, qui m’a fait renouer à vie avec un genre : la fantasy !
L’échiquier d’Einar commence ainsi : un vieil homme, un vieux roi, Duncan d’Irah va être malgré lui la pièce d’un jeu vaste jeu d’échec, le début d’une partie qui s’étendra sur plusieurs années et qui verra grand nombres de protagonistes entrer dans l’histoire des chroniques insulaires. Le joueur, qui bouge ses pions comme le destin guide nos actions, c’est le Dieu qui rêve, le dieu Einar, frère de Wilfriend, Dieu chevauchant un dragon, grand maître des chevaliers ailés.
Mais voilà, depuis que Belthem, Déesse jalouse un peu sorcière, à jeté un sort sur la cité de Raffya, la ville volante où vivaient il y a des années de cela les dragons et Wilfriend, les grands ailés sont endormis à jamais et le monde des Dieux sommeille et le monde des hommes guerroie, en lutte contre le sorcier Guiderod.
Mais dans ce monde chaque chose a sa place, chaque personne a un destin à accomplir. C’est le cas de Duncan d’Irah, roi condamné à l’immortalité qui finira par s’endormir sous la forme d’un souvenir dans la plaine du dragon. Car dans le monde de Clair Panier-Alix, on ne meurt pas vraiment et l’immortalité, comme chez les vampires, est un poids, un fardeau lourd à porter.
Et peu à peu, sans que l’on sache pourquoi, Einar, Dieu rêveur et joueur, fait entrer dans la partie d’autres personnages et les événements se bousculent dans une réaction en chaîne habilement menée, jusqu’à un final grandiose dans lequel on comprend mieux les motivations d’Einar et dans lequel on se rend compte combien l’homme n’est qu’un petit pion dans la marche du destin.
Dès le début de ce roman souffle un air épique, fait de batailles (les premières pages du roman montrent Duncan d’Irah dévastant une armée de « zombies »), de tourments et d’amour contrariées. Comme dans toutes les grandes épopées, comme dans tous les grands mythes, il y a des envolées lyriques, des femmes ensorcelantes, des créatures étranges (licornes, faunes, dragons, magiciens, sorciers, etc.) et des voyages époustouflants.
La structure du roman n’est pas constituée d’une quête ou d’un affrontement entre le bien et le mal. C’est bien plus que cela. Après que Duncan se soit retiré apparaît son petit fils, Akheris. Mais l’auteure ne se contente pas de nous décrire un jeune homme beau, fort qui s’en va délivrer une princesse endormie. Arkheris est un personnage trouble, un traître, un homme condamné au remord et à l’errance. Et pourtant, il va être entraîné dans une aventure et il s’alliera aux pires des puissances et aux plus belles des forces, tentant avec toute l’énergie du désespoir de sauver sa bien aimé qui repose endormie pour ce qui semble être une éternité dans un cercueil de verre. Belle image qui nous rappelle l’un des contes de notre enfance !
Mais autour d’Arkheris cohabitent d’autres personnages tous aussi attachants les uns que les autres, tous ayant une importance, une aventure. Quand je vous avais dit que ce roman était vaste !! Et rien que là, je n’ai résumé qu’une partie du livre. Je ne veux pas non plus tout vous dire mais ce qui est sûr c’est que l’on s’ennuie pas tant les actions sont hautes en couleurs, la trame de l’histoire originale et les personnages attachants. Il y a du conte chez Claire Panier-Alix, il y a des mythes, des héros inoubliables, il y a un film en cinémascope dolby surround. Pour moi l’un des plus grands auteurs. Car le tout est soutenu par un style époustouflant, imagé et simple, poétique et émouvant, un style bien à part.
Si le roman pose la question du destin, du rôle des dieux dont le réveil se fait attendre, c’est aussi un roman sur l’amour, la solitude, la question du devoir.
L’aspect le plus troublant dans l’œuvre de Claire Panier-Alix, c’est la créature du dragon. Ici le dragon n’est pas un méchant cracheur de feu, pas un gardien de trésor, il est un Dieu, un conseiller et un ami. Une créature qui exige des devoirs et qui offre une force : la plaine du dragon. Dans cette plaine du dragon, nous pouvons voir nos amis décédés, nous pouvons nous reposer et communiquer par télépathie avec la créature. Un bon moyen pour rompre sa solitude, et même pour Arkheris d’expier ses fautes passées. Mais la plaine du dragon est aussi le lieu où vivent les héros morts.
Le roman développe donc énormément cette thématique du dragon et l’on peut même assister à la naissance d’un bébé, au réveil de dizaines de dragons et à la renaissance de l’ordre des chevaliers du grand ailé. Autant de passages épiques, émouvants, violents même et d’une rare beauté.
Chaque page de l’échiquier d’Einar est une aventure, soit faite de larmes et de douleur, soit faite de grandiose et de poésie, mais toujours maîtrisée de main de maître par une auteure, une très grande auteure !
Je ne vous dit rien sur la fin de ce sublime roman mais de nouveaux personnages émergent et l’on comprend mieux le pourquoi et le comment, on comprend mieux Einar ce Dieu qui se joue des hommes et qui dresse la toile du destin. Un suspens sublime, un finale génial pour un roman qui est devenu pour moi, et en peu de temps, mon nouveau livre de chevet.
Claire Panier-Alix est une grande dame de la fantasy, et son Echiquier D’Einar est d’ores et déjà un grand classique à placer aux côtés des plus grands. Une œuvre dont on ressort bousculé, ému et qui reste à jamais gravé dans nos mémoires. A lire à tout prix.

10/10

Source : http://bd-livres.psychovision.net/punbb/viewtopic.php?pid=3200#p3200

PUBLICATION : nouvelle holmèsienne/SF



La Société Sherlock Holmes de France (SSHF) a publié ma nouvelle "Un cigare, Dr Watson ?" cette semaine.
Les commentaires sont sur son forum : http://www.sshf.com/forums/viewtopic.php?t=2078
(cliquez sur le titre de ce message pour accéder au forum car grrrrr ! blogger.com n'autorise toujours pas les liens dans les messages !)

cette nouvelle, dont il a déjà question sur ce blog, a été écrite suite à une commande passée cet été pour la Convention Nationale de Science-Fiction à l'occasion de laquelle elle avait été publiée dans le recueil commemoratif (j'aime bien l'expression :-) )

moi, je n'écris pas de SF, et le thème (les clavènes, les mines), ne me parlait guère, alors je me suis payé un petit délire en mêlant notre cher docteur Watson, venu se recueillir aux chutes de Recheibach (là où Sherlock Holmès serait mort en entraînant avec lui l'infâme Moriarty) à une étrange affaire d'ovni pétrifié...

Pour cela, je me suis une fois de plus référé à des phénomènes connus, inexpliqués, fortéens (merci à mon documentaliste en la matière, Jean-Luc Rivera, qui ne manque jamais de stimuler mon imagination avec des ouvrages passionnants), celui des mystérieux navires pétrifiés retrouvés dans des cavernes au cours des siècles. Comment et quand sont-ils arrivés-là ? combien de temps a-t-il fallu à la nature pour les avaler, pour les pétrifier ? qui étaient-ils ?

A la fin, biensûr, je fais référence aux petits carnets et à la malle de Watson, qui, nous le savons bien, renferment toutes ces affaires traitées par Holmès mais jamais publiées car le monde n'était pas prêt...

J'en profite pour signaler un véritable bijou (pour cet ouvrage en particulier, mais pour la collection en elle-même) que je viens de lire, somme de documentation liant réalité et fiction, visant à retracer l'existence (oui) de grandes figures de la littérature populaire à l'instar des bibliographies habituelles... Je vous assure, on se laisse prendre, emporter, et finalement on ne sait plus quels sont les faits (=conception par Conan Doyle, tirés des textes) et les inventions... et on finit par se dire que oui, Sherlock Holmès a vraiment existé, il ne peut en être autrement.
Et moi, cette ambigüté-là, j'y suis attachée, c'est l'un des moteurs de l'écriture.
Et cela me ramène quelques années en arrière, quand je me régalais en dévorant les vraies-fausses-biographies et les romans de Philip José Farmer (dont celle de Tarzan):


Les nombreuses vies de Sherlock Holmes
André-François Ruaud, Xavier Mauméjean, éd. Les moutons électriques (collection La bibliothèque héroïque, n°2), isbn 2915793115
Qui ne le connaît pas ? Sherlock Holmes est une des plus grandes figures de la culture populaire et son seul nom est synonyme de mystère policier, de brouillard londonien et de crimes énigmatiques. Depuis 1887, Sherlock Holmes est le détective privé par excellence. Devenu très rapidement un véritable mythe, avant même la sortie de sa soixantième et dernière aventure en 1927, Sherlock Holmes reste pour certains un héros de fiction créé par Arthur Conan Doyle. Mais pour le plus grand nombre, c’est un homme « qui a vraiment existé », dont les enquêtes sont rapportées par son ami, le docteur Watson. Les exploits de Sherlock Holmes ont été traduits dans le monde entier, ils ont été adaptés de multiples fois au théâtre, à la télévision, en BD et au cinéma.
(dans la même collection il y a aussi Arsène Lupin et Hercule Poirot)

19 décembre 2006

Critique "Sang d'Irah" suite

Une très chouette critique sur le blog de Pierre Gevart :


"J’ai presque terminé la lecture de « Sang d’Irah », le roman que Claire Panier-Alix a publié chez Nestiveqnen. Un roman riche, profus, varié, déconcertant, parfois… Il y a là-dedans du Dumas, du tragique, du mystique, de la chevalerie, de l’Eroll Flynn et du Roger Moore dans le rôle d’Ivanhoé, du Sprague de Camp (Irah, même, réminiscence d’Iraz), de la tragédie grecque revisitée par Anouilh, de la lave. Un livre monde dans lequel on entre un peu effaré par les 450 pages, et qu’on termine en attendant déjà une suite…"
source : http://page-sf.monsite.wanadoo.fr/page7.html

me voilà requinquée jusqu'à noël

merci monsieur Geante Rouge !
(dont le N°6 comportera une interview de moa, entre autres...)

17 décembre 2006

les fameux carnets de l'écrivain-voyageur : 11/12/2006

11 décembre 2006

Le sang d’Irah, de Claire Panier-Alix, est d’abord un bel ouvrage. Un ouvrage volumineux, aussi. Un de ces livres dont on sait qu’on n’y entre pas impunément, qu’on va y laisser quelque chose, qu’on va s’y enfoncer, y endosser la peau d’un personnage, donner du temps. Et tout de suite nous voilà pris au vol par l’ambiance. Le monde des quatre royaumes se révèle vite d’une complexité délicieuse, les terres variées. Bref, m’y voilà, curieux et déjà prisonnier, en attente. Je vous en reparlerai, bien entendu !

Pierre GEVART

http://page-sf.monsite.wanadoo.fr/page7.html